À PROPOS


Je ne crois pas en l’objectivité de la photographie en l’objectivité tout court, car je pense qu’elle n’a pas sa place dans un monde où la perception elle-même n’a pas de définitions partagées. L’homme est le lien, le narrateur d’un récit qui n’existe qu’en sa présence; là est la première transformation du réel. Quelle que soit la représentation, écrite, contée, peinte ou bien photographiée, elle est interprétée et non prêtée. La photographie aborde la question de la représentation parfaite de la réalité, mais aussi la manipulation et donc la transformation du réel. Faire d’un endroit un lieu. Cet endroit peut être tiré du réel ou de l’imaginaire mais une fois imprimé sur un support il devient un lieu où l’on peut se projeter. Un lieu qui est, sans pour autant exister dans la réalité physique, sauf sous la forme d’une photographie.


“En photographiant nous avons réduit ces choses et les avons transformées en image, en témoin, il s’agit de pouvoir emporter ces choses” Bernd and Hilla Becher